Date anniversaire d’un décès, Toussaint, fêtes : traverser les jours qui ravivent le deuil
La date anniversaire d’un décès ravive le deuil parce que la mémoire émotionnelle et le corps enregistrent le calendrier de la perte. Ce phénomène porte un nom en clinique, la réaction d’anniversaire. Il débute en général quelques jours avant la date, parfois plusieurs semaines, et l’attente pèse fréquemment plus lourd que le jour lui-même.
Annoncer un décès à un enfant : les mots justes à chaque âge
Annoncer un décès à un enfant repose sur trois appuis : employer le mot mort plutôt qu’une image rassurante, ajuster le niveau de détail à son âge sans jamais altérer la vérité, et accepter de répéter l’information plusieurs fois dans les jours qui suivent.
Reprendre le travail après un deuil brutal
Après une mort soudaine, la reprise du travail se prépare en trois temps : évaluer la stabilité du système nerveux, négocier des aménagements précis avant le premier jour, et prévoir un plan de repli pour les moments où la charge déborde. Le congé décès légal de 3 jours ne couvre presque jamais ce délai.
Perdre un proche par suicide : le deuil dont on ne parle pas
Il existe un deuil dont on ne parle pas dans les dîners de famille. Un deuil où la question la plus urgente ne trouvera jamais de réponse complète, où la douleur se double d'une honte qui n'a pas lieu d'être, et où l'entourage baisse la voix en changeant de sujet. Ce texte s'adresse aux personnes qui ont perdu quelqu'un par suicide.
Perdre un proche brutalement : ce que le deuil traumatique change
Le téléphone sonne. Quelques mots suffisent, et la vie bascule sans transition. Un accident de la route, un arrêt cardiaque, une chute, un suicide. Il n'y a eu ni annonce, ni dernier échange, ni temps pour se préparer. Ce deuil-là suit des règles qui lui sont propres, et les comprendre change la manière de le traverser.
Deuil blanc : faire le deuil d'une personne vivante
Il existe des pertes que personne ne voit. Votre mère est en vie, votre père répond au téléphone, votre sœur passe encore à Noël. Vue de l'extérieur, la famille tient debout. Vue de l'intérieur, vous portez l'absence d'une relation qui n'a jamais existé…
Deuil et culpabilité : comment ne pas se punir d'avoir survécu
Parmi toutes les émotions que le deuil peut faire surgir, la tristesse, la colère, l'engourdissement, la nostalgie, il en est une dont on parle peu et qui, pourtant, est l'une des plus destructrices : la culpabilité. La culpabilité du survivant. Celle qui vous fait vous demander pourquoi c'est vous qui êtes encore là, et pas l'autre.
Faire le deuil d'un parent absent ou toxique
Il y a des deuils qui surprennent. Celui d'un parent absent ou toxique en fait partie. On croyait s'être fait(e) à l'idée. On avait peut-être même souhaité, dans ses moments les plus sombres, que cette relation difficile se termine enfin. Et puis la mort arrive et quelque chose de profondément inattendu se met en mouvement.
Le deuil quand on n'a pas pu dire au revoir
Il y a des morts qu'on voit venir. On a le temps de se préparer, de se dire les choses, de se tenir la main une dernière fois. Et il y a les autres ; celles qui arrivent sans prévenir, qui vous coupent en deux, qui vous laissent avec une phrase inachevée sur les lèvres et un silence immense à la place de ce qui aurait dû être dit.
Comment soutenir quelqu'un en deuil - quand les mots manquent
Notre société est très mal équipée pour accueillir le deuil. Nous vivons dans une culture qui valorise l'efficacité, la positivité, le “rebondir “. La douleur y est volontiers vue comme quelque chose à résoudre, à dépasser, à écourter.
Quand quelqu'un souffre, notre réflexe naturel est de chercher à résoudre le problème. Mais le deuil n'est pas un problème à résoudre.
Comment faire le deuil de quelqu'un qui est encore vivant
On parle peu de ce deuil-là. Celui qui n'a pas de cercueil, pas de faire-part, pas de condoléances. Celui où la personne est toujours là, quelque part dans le monde mais absente de votre vie, ou tellement transformée qu'elle n'est plus celle que vous avez connue.