Faut-il avoir peur de la guerre en France ? Réponse d'une thérapeute

Illustration d'une famille réunie dans un salon chaleureux, parents et enfants détendus ensemble, pendant une soirée apaisée malgré un ciel nuageux visible par la fenêtre.

Article mis à jour le 18 septembre 2026, après la prise de parole du président de la République à l'Élysée.

Ce vendredi, le mot guerre est revenu au premier plan. Dans les heures qui suivent, beaucoup de personnes ressentent la même chose : un nœud dans le ventre, des pensées qui tournent en boucle, l'envie de rafraîchir les actualités encore une fois pour savoir. Cet article vous aide à séparer ce qui a été annoncé de ce que votre corps en a compris, et à retrouver un peu de sol sous vos pieds.

Faut-il avoir peur de la guerre en France ? Le 18 septembre 2026, Emmanuel Macron a décrit une menace hybride russe en hausse et demandé un plan de protection des infrastructures critiques contre les drones et les cyberattaques. Ces annonces décrivent un climat international dégradé et visent la protection de sites sensibles.

Ressentir de la peur en les entendant est une réaction normale du système nerveux face à une menace floue. Cette peur devient un signal d'alerte quand elle abîme le sommeil, la concentration ou les relations pendant plusieurs semaines, ou quand elle réveille des peurs plus anciennes.

Ce qui a été dit le 18 septembre 2026

Face à ce qu'elle qualifiait de dégradation rapide de la situation internationale, la présidence a réuni ce vendredi matin, dans un format dit de Saint-Denis, les chefs des partis représentés au Parlement ou leurs candidats à la présidentielle. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, ainsi que des responsables militaires et du renseignement étaient présents. L'ordre du jour : les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, et leurs conséquences en France sur la sécurité et l'énergie.

À l'issue de cette réunion de plus de trois heures, le chef de l'État a pris la parole devant la presse. Il a indiqué avoir demandé au gouvernement un plan de protection des infrastructures critiques et des sites les plus sensibles de l'industrie de défense, face aux attaques de drones et aux cyberattaques. Il a estimé que la menace hybride russe envers les Européens et la France s'était intensifiée. Sur la flambée des prix du carburant, il a attribué la situation au contexte international et proposé de porter le sujet au niveau d'un G7 consacré à l'énergie. À la sortie, Fabien Roussel a rapporté que le scénario présenté était celui de conflits susceptibles de durer.

Les réactions politiques ont été contrastées. Une partie des commentateurs a jugé ce discours anxiogène, tandis que l'Élysée présentait la réunion comme un moyen de donner à tous les responsables politiques le même niveau d'information. Cet article ne tranche pas ce débat. Il s'intéresse à une question plus intime : ce que ces mots produisent en vous, et ce que vous pouvez en faire.

Menace hybride : de quoi parle-t-on exactement ?

Le terme guerre hybride désigne un ensemble d'actions hostiles menées sous le seuil d'un conflit armé ouvert : cyberattaques contre des réseaux, des hôpitaux ou des administrations, survols de drones au-dessus de sites sensibles, campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux, sabotages. Ces actions cherchent à déstabiliser une société, à créer de la confusion et de la division.

Ce point a une conséquence psychologique directe. Une partie de l'efficacité de ces opérations repose sur la peur qu'elles diffusent. Vérifier ses sources, refuser de relayer une rumeur non confirmée, garder la capacité de réfléchir avant de réagir : ces gestes ordinaires font partie de la réponse collective. Prendre soin de votre équilibre émotionnel a donc aussi une dimension citoyenne.

Votre peur est légitime. Elle renseigne sur votre état intérieur. Le danger réel qui vous concerne aujourd'hui, chez vous, dans votre rue, s'évalue avec d'autres repères.

Peur ou angoisse : ce qui se passe en vous

La peur a un objet précis et une durée limitée : un chien qui aboie, une voiture qui freine. Elle mobilise le corps, puis retombe quand le danger s'éloigne. L'angoisse fonctionne autrement. Elle porte sur un danger vague, lointain, dont on ignore la forme, la date et l'ampleur. Rien ne permet de la faire retomber, puisqu'il n'y a rien à fuir ni à combattre.

La peur de la guerre appartient le plus souvent à cette seconde catégorie. Le psychologue québécois Michel Dugas et l'équipe de Robert Ladouceur, à l'Université Laval, ont montré que l'intolérance à l'incertitude alimente l'anxiété plus fortement que la menace elle-même. Face à une situation que l'on ne contrôle pas, le cerveau cherche à combler le vide en produisant des scénarios, en général les pires. Chaque scénario déclenche une réponse corporelle, et la boucle s'entretient.

Le corps réagit comme si le danger était dans la pièce

Votre système nerveux ne fait pas la différence entre une menace décrite à la télévision et une menace présente dans votre cuisine. Il évalue en permanence les signaux de sécurité et de danger, un processus que Stephen Porges appelle la neuroception. Des mots comme drones, attaques ou guerre suffisent à faire basculer une partie de l'organisme en mobilisation : cœur plus rapide, respiration courte, muscles tendus, digestion ralentie. La théorie polyvagale expliquée simplement décrit ces trois états du corps et la manière de revenir vers le calme.

Cette réaction a une utilité. Elle vous prépare à agir. Le problème survient quand rien ne vient la clore : pas d'action possible, pas de fin annoncée. L'organisme reste alors en alerte, parfois pendant des jours.

La guerre réveille une mémoire familiale

Dans beaucoup de familles, la guerre a laissé une trace : un grand-père prisonnier, une grand-mère qui a connu l'exode, des parents qui ont fui un pays, des silences autour de certaines années. Ces histoires se transmettent sans forcément se raconter, à travers des règles implicites, des peurs de manquer, une vigilance familiale. La psychiatre Rachel Yehuda a étudié chez les descendants de survivants la transmission de ces effets d'une génération à l'autre.

Quand l'actualité parle de guerre, c'est parfois cette mémoire qui s'active, bien plus que l'information du jour. En thérapie systémique, on observe que la réaction d'une personne prend alors une intensité disproportionnée au regard de son propre vécu, parce qu'elle porte aussi l'histoire de ceux qui l'ont précédée.

Votre histoire relationnelle compte aussi

La façon dont nous réagissons à une menace dépend en partie de la sécurité que nous avons connue enfant. Une personne à l'attachement sécure trouvera plus facilement appui sur ses proches et sur ses propres ressources. Une personne à l'attachement anxieux cherchera davantage de réassurance, et risque de la chercher dans le fil d'actualité, qui en donne rarement. Les quatre styles d'attachement éclairent ces différences de réaction face à l'incertitude.

Les signes que l'actualité a dépassé votre seuil

Avoir du mal à retrouver son calme quelques heures ou quelques jours après une annonce inquiétante fait partie des réactions attendues. Certains signaux indiquent en revanche que votre système nerveux a quitté sa zone de régulation et peine à y revenir.

  • Des difficultés d'endormissement, ou des réveils nocturnes avec des pensées catastrophiques.
  • Un besoin irrépressible de consulter les actualités, y compris la nuit.
  • Des sursauts au moindre bruit, une sensation d'être sur le qui-vive en permanence.
  • Une irritabilité inhabituelle avec vos proches, des disputes qui éclatent pour peu de chose.
  • Une difficulté à vous projeter, à faire des plans, à profiter d'un moment agréable.
  • Des achats ou des préparatifs qui ne vous apaisent jamais vraiment.
  • À l'inverse, un engourdissement, une impression de ne plus rien ressentir.

L'état de vigilance permanente porte un nom, l'hypervigilance. Il est bien décrit chez les personnes qui ont traversé une relation imprévisible, et le mécanisme reste identique face à une menace collective : le corps reste en alerte longtemps après que la situation immédiate s'est calmée. L'article sur l'hypervigilance émotionnelle détaille ce fonctionnement.

Le dernier signal de la liste surprend davantage. Face à une menace trop vaste, certaines personnes ne paniquent pas : elles se coupent. Elles lisent les informations avec une sorte de détachement, se sentent vides, lointaines. Cette anesthésie émotionnelle est une protection du système nerveux, et elle ne traduit aucune indifférence. Avec le temps, l'alternance entre alerte et effondrement produit une fatigue émotionnelle que le repos seul ne répare pas.

Claire, 58 ans, consulte au printemps pour des insomnies. Elle dit suivre l'actualité internationale par sens civique, une heure le matin, une heure le soir, puis dans son lit. En séance, elle évoque sa mère, née en 1940, qui gardait toujours des sacs de sucre et de farine d'avance, et qui ne parlait jamais de son enfance. Elle réalise que chaque annonce inquiétante réveille chez elle cette peur du manque, bien plus que le contenu de l'information. Quelques semaines plus tard, elle a réduit son exposition à un point quotidien et a commencé à interroger cette histoire familiale.

Situation composite, construite à partir de consultations et modifiée pour préserver l'anonymat.

Informations en continu : la question de la dose

Une étude menée par Alison Holman, Dana Rose Garfin et Roxane Cohen Silver après les attentats du marathon de Boston, publiée en 2014 dans la revue PNAS, a produit un résultat marquant. Les personnes ayant consommé six heures ou plus de couverture médiatique par jour durant la semaine suivante rapportaient davantage de stress aigu que certaines personnes présentes sur les lieux. L'exposition répétée aux images et aux commentaires entretient la détresse, sans rien ajouter à la sécurité.

Les chaînes d'information en continu et les réseaux sociaux fonctionnent sur l'attention, et rien ne capte mieux l'attention que la menace. Le thérapeute américain Steven Stosny a popularisé l'expression headline stress disorder pour décrire ce stress chronique nourri par les gros titres. La recherche de réassurance par le défilement produit l'effet inverse : chaque nouvelle alerte relance l'inquiétude. Si ce geste est devenu automatique, les méthodes proposées dans l'article sur le doomscrolling et comment s'en sortir vous aideront à reprendre la main.

Ce qui entretient l'angoisseCe qui l'apaise
Notifications d'alerte activées en permanenceDeux rendez-vous d'information par jour, à heure fixe
Vidéos et images de destructionsArticles écrits, lus au calme, sur des médias identifiés
Commentaires et débats en plateauDéclarations officielles et sources primaires
Lecture au lit, avant de dormirUne coupure d'écran d'une heure avant le coucher
Rumeurs relayées sans vérificationUne question simple : qui l'affirme, et sur quelle base ?

Ce que vous pouvez faire dès cette semaine

Ces pistes ne suppriment pas l'incertitude. Elles redonnent au corps et à la pensée des repères stables pendant que la situation internationale évolue.

  1. Fixer vos rendez-vous avec l'actualité. Un point le matin, un point en fin de journée, quinze minutes chacun. En dehors de ces créneaux, les notifications restent coupées. Les informations importantes vous parviendront de toute façon.
  2. Revenir aux sources officielles. Si des consignes concernant la population devaient être données, elles passeraient par les canaux du gouvernement et des préfectures. Cela vous dispense de surveiller en permanence les réseaux sociaux.
  3. Allonger l'expiration. Inspirez sur quatre secondes, expirez sur six, pendant trois à cinq minutes. Une expiration plus longue que l'inspiration envoie un signal de sécurité au système nerveux.
  4. Revenir dans la pièce. Quand les pensées s'emballent, nommez cinq choses que vous voyez, quatre que vous entendez, trois que vous pouvez toucher, deux odeurs, un goût. Cet exercice ramène l'attention dans le présent, là où vous êtes en sécurité.
  5. Donner un créneau à l'inquiétude. Le psychologue Thomas Borkovec a proposé dès 1983 de réserver un moment quotidien de vingt minutes aux préoccupations, et de les y reporter quand elles surgissent ailleurs. Cette méthode réduit le temps que l'inquiétude occupe dans la journée.
  6. Agir à votre échelle. Le sentiment d'impuissance nourrit l'angoisse. Soutenir une association, aider un voisin, prendre des nouvelles d'un proche isolé : ces gestes concrets redonnent une prise sur le réel.
  7. Protéger ce qui vous fait du bien. Marcher, cuisiner, voir des amis, rire. Continuer à vivre pleinement pendant une période troublée relève du soin, et n'a rien de futile.

Si l'inquiétude se concentre sur ce qui pourrait arriver dans des semaines ou des mois, vous reconnaîtrez les mécanismes de l'angoisse anticipatoire. Ils sont décrits en détail dans l'article consacré à l'angoisse avant les examens de contrôle, et les outils proposés s'appliquent aussi à la peur de la guerre.

L'actualité vous empêche de dormir ou réveille des peurs anciennes ?

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Parler de la guerre aux enfants et aux adolescents

Les enfants perçoivent l'inquiétude des adultes, même quand personne n'en parle devant eux. Ils captent des bribes de conversation, un ton de voix, une télévision allumée. Le silence les laisse seuls avec leur imagination, qui produit fréquemment des scénarios plus effrayants que la réalité.

  • Partir de ce qu'ils savent. Demander ce qu'ils ont entendu permet de corriger une information fausse et d'ajuster votre réponse à leur âge.
  • Répondre avec des mots simples et exacts. Il existe des conflits dans d'autres pays, des adultes travaillent pour protéger notre pays, et ici, aujourd'hui, nous sommes en sécurité.
  • Limiter les images. Les images de guerre ont un impact fort sur les plus jeunes. Mieux vaut éviter les chaînes d'information en continu en leur présence.
  • Maintenir les routines. Repas, école, activités, coucher : la régularité du quotidien est le premier signal de sécurité pour un enfant.
  • Accompagner les adolescents sur les réseaux. Ils y croisent des vidéos violentes et des rumeurs. Leur apprendre à vérifier une source les protège et les rend acteurs.
  • Accueillir l'émotion sans la nier. Reconnaître que vous aussi ressentez parfois de l'inquiétude, tout en montrant que vous faites face, leur donne un modèle rassurant.

Vivre la peur de la guerre depuis l'étranger

Pour les francophones installés hors de France, l'actualité française prend une couleur particulière. La distance ajoute une couche d'impuissance : des parents âgés restés en France, des enfants étudiants ailleurs en Europe, le sentiment de ne pas pouvoir être là si quelque chose arrivait. Certaines personnes vivent aussi dans des pays eux-mêmes concernés par les tensions internationales.

Dans cette situation, convenir avec vos proches d'un rythme d'échange régulier, par exemple un appel à jour fixe, rassure davantage que des messages envoyés à chaque alerte. Cela crée un rendez-vous de lien, là où l'actualité ne propose que des rendez-vous d'inquiétude.

Quand la peur de la guerre demande un accompagnement

Les outils présentés plus haut suffisent pour une anxiété modérée. Consulter devient utile quand la peur persiste plus de trois semaines, quand elle perturbe durablement le sommeil ou le travail, quand elle existait bien avant l'actualité récente, ou quand elle provoque des réactions d'une intensité qui vous surprend vous-même.

Ce dernier cas est fréquent en consultation. L'actualité agit alors comme un déclencheur qui réveille une histoire personnelle ou familiale : un climat d'insécurité dans l'enfance, un exil, un deuil lié à un conflit, un traumatisme ancien. Travailler sur la seule gestion des symptômes laisse alors la racine intacte.

L'EMDR permet de retraiter les souvenirs et les images qui restent chargés émotionnellement, pour qu'ils cessent de fonctionner comme une alarme au présent. L'hypnose ericksonienne aide à retrouver un sentiment de sécurité intérieure et à calmer un système nerveux resté en alerte. La psychothérapie systémique éclaire ce que la peur de la guerre dit de l'histoire d'une famille et des loyautés qui la traversent. Un accompagnement en visio permet de commencer ce travail depuis chez vous, où que vous viviez.

Questions fréquentes

Faut-il avoir peur de la guerre en France après le discours de Macron du 18 septembre 2026 ?

Le président a décrit une menace hybride russe en hausse et annoncé un plan de protection des infrastructures critiques contre les drones et les cyberattaques. Ces annonces traduisent un climat international dégradé et visent la protection de sites sensibles. Ressentir de l'inquiétude est normal. Pour évaluer votre situation, fiez-vous aux déclarations officielles plutôt qu'aux commentaires et aux rumeurs.

Qu'est-ce qu'une guerre hybride ?

Une guerre hybride regroupe des actions hostiles menées sous le seuil d'un conflit armé ouvert : cyberattaques, survols de drones au-dessus de sites sensibles, campagnes de désinformation, sabotages. Elle cherche à déstabiliser une société en créant confusion et division. Vérifier ses sources et éviter de relayer des rumeurs fait partie de la réponse collective à ce type de menace.

Est-ce normal d'avoir peur de la guerre ?

Oui. Face à une menace floue et lointaine, le système nerveux se mobilise comme si le danger était immédiat : cœur rapide, respiration courte, pensées en boucle. Cette réaction est humaine et partagée par beaucoup de personnes. Elle devient préoccupante quand elle dure plusieurs semaines ou qu'elle envahit le sommeil, le travail et les relations.

Comment arrêter de penser à la guerre en boucle ?

Limitez l'actualité à deux créneaux fixes par jour, coupez les notifications et évitez les écrans avant le coucher. Réservez un moment de vingt minutes par jour à vos inquiétudes et reportez-les à ce créneau quand elles surgissent ailleurs. La respiration avec expiration longue et l'exercice des cinq sens aident à revenir au présent quand la spirale démarre.

Pourquoi la peur de la guerre me touche-t-elle plus que les autres ?

La réaction à une menace dépend de votre histoire. Une insécurité vécue dans l'enfance, un style d'attachement anxieux, ou une mémoire familiale marquée par la guerre, l'exil ou la captivité amplifient la réponse du système nerveux. L'actualité réveille alors des peurs plus anciennes que l'information du jour, ce qui explique une intensité qui peut surprendre.

Comment parler de la guerre à un enfant ?

Commencez par lui demander ce qu'il a entendu, puis répondez avec des mots simples et exacts adaptés à son âge. Rappelez que des adultes travaillent à protéger le pays et qu'ici, aujourd'hui, il est en sécurité. Limitez son exposition aux images, maintenez les routines et accueillez ses émotions sans les nier.

Faut-il arrêter de regarder les informations ?

Vous pouvez suivre l'actualité en contrôlant la dose. Une étude publiée en 2014 dans la revue PNAS a montré que six heures ou plus d'exposition médiatique quotidienne à un événement violent produisaient davantage de stress aigu que certaines expositions directes. Deux points d'information par jour, sur des sources identifiées, suffisent pour suivre la situation.

Quand consulter un psy pour une peur de la guerre ?

Quand la peur dure plus de trois semaines, perturbe durablement le sommeil ou le travail, existait avant l'actualité récente ou provoque des réactions d'une intensité disproportionnée. L'EMDR, l'hypnose ericksonienne et la psychothérapie systémique permettent de travailler sur ce que l'actualité réveille. En cas d'idées noires, le 3114 est joignable à toute heure.

Sources et références

  • Présidence de la République, réunion des chefs de partis et déclaration à la presse du 18 septembre 2026, rapportées notamment par Public Sénat et Infodujour.
  • Holman, E. A., Garfin, D. R. et Silver, R. C. Media's role in broadcasting acute stress following the Boston Marathon bombings. PNAS, 2014.
  • Dugas, M. J., Gagnon, F., Ladouceur, R. et Freeston, M. H. Generalized anxiety disorder: a preliminary test of a conceptual model. Behaviour Research and Therapy, 1998.
  • Borkovec, T. D., Wilkinson, L., Folensbee, R. et Lerman, C. Stimulus control applications to the treatment of worry. Behaviour Research and Therapy, 1983.
  • Porges, S. W. The Polyvagal Theory. Norton, 2011.
  • Yehuda, R. et Lehrner, A. Intergenerational transmission of trauma effects: putative role of epigenetic mechanisms. World Psychiatry, 2018.
  • Shapiro, F. Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) Therapy, 3e édition. Guilford Press, 2018.

À propos de l'autrice
Laetitia Prat est une thérapeute ayant plus de 20 ans d'expérience, pratiquant la Psychothérapie systémique, l'EMDR et l'Hypnose ericksonienne. Elle accompagne anxiété, estime de soi, burn-out, deuil, relations toxiques, PMA et après-cancer. Elle exerce en consultation visio partout en France et dans le monde pour tous les francophones. Elle est l'auteure d'un ouvrage sur l'après-cancer à paraître en 2026.


Cet article a une visée informative et ne remplace pas un accompagnement personnalisé. Si vous traversez une période difficile, parlez-en à votre médecin traitant ou à un professionnel de santé mentale. En cas de détresse immédiate, le 3114 est joignable à toute heure et tous les jours.

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